Mais avant tout, petit rappel pour resituer le contexte: la COREPIL rassemble une vingtaine de personnes d’horizons différents, mais tous acteurs et/ou usagers de la plaine du Rhône entre Sierre et St-Léonard. Ils travaillent ensemble au projet de valorisation de leur portion de plaine, ce projet régional accompagnant la 3e correction du Rhône. Concrètement, l’équipe de la COREPIL élabore un concept de développement pour la plaine (CDP). Le gros boulot, pour les prochains mois, sera d’adapter la copie aux variantes préliminaires (au 1/25'000) de la 3e correction du Rhône. Un premier échange entre la COREPIL et les gens de Rhône 3 a eu lieu récemment à Chippis. Voilà où en est ma plaine.

L’esprit d’équipe est bien là

Et voici donc maintenant ce que nous a dit François Parvex: «La rencontre de Chippis a montré l’utilité de toute la préparation, de la démarche participative menées au cours de ces dernières années. Ma plaine est un projet territorial très compliqué, avec des intérêts pas toujours convergents quand ils ne s’opposent pas carrément. Mais en travaillant ensemble, les membres de la COREPIL ont appris à se connaître mutuellement, on a construit un esprit d’équipe et cette équipe a été amenée à un bon niveau de connaissance du dossier. On évite ainsi les réactions conflictuelles et spontanées paralysantes, et cela permet d’aller de l’avant dans le projet, grâce à la discussion. On peut parler de team buiding, et cela a beaucoup contribué à ce que les membres de la COREPIL réservent un accueil serein et attentif aux variantes préliminaires de la 3e correction du Rhône.

 L’accouchement doit se faire avec le moins de douleurs possible

A considérer ce qui s’est passé à Chippis, une certaine culture de la concertation a commencé à se mettre en place. Il faut dire qu’il y avait au niveau de Sierre Région un bon terreau, préparé depuis vingt ans par Bertrand Favre.

D’autre part, la 3e correction du Rhône privilégie également la démarche participative, car l’objectif est que l’accouchement se fasse avec le moins de douleurs possible. Si l’Etat du Valais avait choisi d’imposer la 3e correction du Rhône frontalement, sans processus participatif, sans y associer les acteurs de la plaine, on pourrait craindre un accouchement aux forceps, avec de graves oppositions.

Les messagers du projet

Ce qui est important également dans cette démarche, c’est que les membres de la COREPIL relaient le projet auprès du public. En effet, étant donné la complexité du projet, la population ne peut pas se faire par elle-même une opinion pragmatique du sujet sans explications. Le seul moyen pour le public, c’est de (re)connaître cette équipe, de la considérer comme compétente et de lui faire confiance

Personne n’a d’ailleurs une connaissance totale des effets de la 3e correction du Rhône sur la plaine. On ne peut les cerner que de manière collective. Autrement dit, toutes les visions partielles parviennent à offrir une vision presque totale.

J’espère que cet esprit d’équipe durera jusqu’au bout

J’espère que cette culture qui s’est instaurée au sein de la COREPIL durer jusqu’au bout. Je suis assez optimiste, mais il suffit d’un grain de sable pour, fragiliser la dynamique de groupe mise en place.

Ce qu’il reste à faire en 2008: un CDP final, coulissant avec le projet de correction du Rhône, continuer à intégrer, clarifier, négocier et se mettre d’accord sur ce document final. Le CDP régional sierrois contribuera à  la production d’un CDP cantonal, synthèse de tous les CDP qui servira de référence au Canton pour le futur. Ces lignes directrices cantonales de la valorisation de la plaine devraient être en mis consultation dans la deuxième moitié de 2008, avant d’être soumises au Grand Conseil en même temps que le Plan d’aménagement Rhône.»