mercredi 9 avril 2008

Mise à l'enquête de la mesure prioritaire de Sierre/Chippis

La mise à l'enquête publique de la mesure prioritaire de Sierre/Chippis aura lieu entre le 11 avril et le 13 mai.
Le projet de sécurisation de cette portion du fleuve a été présenté à la presse ce mercredi après-midi par les conseillers d'Etat Cina et Rey-Bellet ainsi que par Tony Arborino, chef du projet de la 3e correction du Rhône. Suivra la phase de procédure du traitement des oppositions. Devisés à près de 80 millions de francs, les travaux devraient commencer à la fin 2010 et durer trois ans et porteront sur 2,7 kilomètres. A l'horizon 2014 si tout va bien, le Rhône actuel aura cédé la place à un fleuve sécurisé avec des rives dans un nouvel habillage, vouées à la détente et aux loisirs et à la nature, comme le montrent les illustrations ci-dessous réalisées par Rhône 3.

Consulter le dossier de presse remis lors de la séance de cet après-midi


Situation actuelle. Photo en définition plus haute               

Projet. Photo en définition plus haute

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Ras la Fraise!

Il y a un site qui cartonne en ce moment, c'est www.raslafraise.ch, un site lancé par une consommatrice qui en a marre. Marre des fraises en hiver et des asperges du Mexique (qui devront franchir 11'800 km et à qui il faudra 5 litres de pétrole par kilo pour arriver jusque chez nous). Près de 18'000 internautes (à voir les chiffres tout frais de ce matin) ont déjà signé le manifeste de Ras la Fraise, qui demande "un peu plus de bon sens et le retour des fruits de saison dans les rayons des supermarchés". "Nous demandons  de modérer les importations de fruits et légumes hors saison", lit-on également dans ce manifeste.
La démarche ne peut qu'intéresser ma plaine, qui accueille vergers et cultures diverses sur les bords du Rhône.
Comme nous le disait Bertrand Caloz, président du Groupement des arboriculteurs et vignerons-encaveurs de la région de Sierre et membre du groupe de pilotage du projet ma plaine, dans une interview accordée à ce blog, "Les surfaces agricoles, c’est un outil de travail qui fait vivre des gens de cette région. (...) Il faut rappeler que, sans agriculture locale, pas de produits du pays, mais des denrées dont on ignore souvent dans quelles conditions elles ont été produites. D’autre part, le transport de ces produits venus d’ailleurs a un coût écologique. Autrement dit, une plaine où il fait bon vivre, c’est un endroit où on peut consommer des produits avec des garanties de qualité."