La COREPIL a suggéré et obtenu une approche plus large de la problématique de la 3e correction du Rhône; c’est ce que montre la mesure prioritaire du secteur Sierre/Chippis, en tant que premier élément de correction du fleuve qui sera réalisé dans notre région. Le projet de Rhône 3 tenait surtout compte à l’origine de la nature et de l’agriculture. Notre apport a contribué a contribué à l’enrichir d’une vision urbaine, avec les conséquences suivantes:

·         Sur l’axe longitudinal, un accent a été mis sur la continuité des réseaux. Le projet cantonal de réaménagement du fleuve prévoit en rive gauche un cheminement pédestre et une voie cyclable. Un grand «plus» pour la mobilité douce. Comme l’a précisé le conseiller d’Etat Rey-Bellet, c’est important car les cyclistes pourront ainsi circuler sans interruption de Gletsch au Léman en suivant les bords du fleuve. Cet itinéraire cyclable est en effet interrompu dans la région de Sierre, et le raccord pourra ainsi être fait.

·         En ce qui concerne l’axe transversal au Rhône, une liaison urbaine Nord-Sud se dessine (projets des communes de Sierre, Chippis et Alcan).

·         La mesure prioritaire va plus loin que la sécurisation du fleuve; c’est tout l’espace territorial qui est concerné et pas seulement le Rhône et son rapport à la nature et à l’agriculture. La valorisation de l’espace urbain qui se dessine devient ainsi un élément intéressant l’agglomération.

Le Rhône et nous: une nouvelle histoire. La mesure prioritaire ainsi enrichie contribuera à changer notre rapport au Rhône. On ne lui tournera plus le dos, on pourra se l’approprier, grâce aux aménagements prévus. Le Rhône va renforcer son rôle de lien entre le Nord et le Sud, étant donné les projets de valorisation du territoire en cours.

Comment les choses se sont mises en place. Le groupe d’accompagnement régional a réalisé un travail de projection et de questionnement. Cela a été le cas par exemple de l’architecte de la Ville de Sierre, Thierry Bruttin, au niveau de l’urbanisation possible de ce territoire. Sur cette base, un bureau mandaté a réalisé un projet de contextualisation urbanistique et paysagère de la mesure prioritaire, projet qui a été «insufflé» dans la mesure prioritaire.

Autrement dit, la mesure prioritaire s’inscrit dans une vision globale et elle offre ainsi un zoom avec une solution intéressante, en attendant la mise en consultation du Plan d’aménagement de toute la 3e correction du Rhône.

Cela dit, pour que le nouvel habillage du fleuve soit effectivement une réussite dans le secteur de Sierre-Chippis, il faudra que les deux communes, Sierre et Chippis réalisent les aménagements nécessaires: en rive gauche, côté «quai», il faudra un mobilier urbain adéquat. En rive droite, les espaces «nature» et «loisirs» nécessiteront aussi certains aménagements.

La mise à l’enquête, en cours jusqu’à la fin mai, doit permettre d’obtenir l’adhésion de la population au projet. A partir de là, «on peut espérer, note encore Bertrand Favre, que le maître d’œuvre continue au niveau de la mise en oeuvre à intégrer les représentants des milieux publics concernés».

Et à part la mesure prioritaire, qu’en est-il du reste de ma plaine? Le travail de la COREPIL (commission régional de pilotage entre Sierre et St-Léonard) se poursuit. Les efforts de la COREPIL se focalisent sur les enjeux territoriaux qui sont apparus dans cette portion de plaine. Sierre/Chippis en est un. Le 23 avril, l’enjeu de Pramont-Village de Granges-Chablé-Etreys sera particulièrement d’actualité avec la présentation du projet dessinant ce territoire, à la suite des ateliers participatifs qui se sont déroulés sur la question.

Le printemps s’annonce chargé car, d’autre part, la COREPIL aura à se prononcer sur le Plan d’aménagement de l’ensemble de la correction du Rhône qui sera mis en consultation en mai.