"Touche pas à mes terres!" A une semaine de la publication du plan d'aménagement de la 3e correction du Rhône qui sera mis en consultation du 16 mai ou 30 septembre, les agriculteurs sont plus que jamais sur la défensive, à lire le dossier de quatre page paru dans le dernier numéro de Terre Valaisanne.
Pour Georg Bregy, directeur de la Fédération valaisanne des producteurs de fruits et légumes (FVPFL), toutes les propositions de corrections ont été conçues en fonction d'une "philosophie établie à Berne".  "Sous-entendu, avec des préoccupations écologiques incompatibles avec la protection des surfaces dédiées à l'agriculture", décode le journaliste Paul Vetter. Georg Bregy n'est pas content non plus des AFI (améliorations foncières intégrales) proposées en compensation par Rhône 3. De plus, il n'est pas d'accord avec les chiffres de la 3e correction du Rhône. Pour lui, c'est 800 hectares de culture qui seraient touchés par la 3e correction du Rhône, alors que, dans le même dossier, Tony Arborino, directeur de Rhône 3, confirme le chiffre de 450 hectares. Pour ce dernier, tout a été fait pour limiter et compenser l'impact sur l'agriculture, mais la plaine du Rhône n'a pas grand chose avec "plaine, mon immense plaine" de la chanson.  "Les enjeux sont extrêmement importants pour ce secteur, précise T. Arborino. Mais la place manque dans cette plaine du Rhône pour concevoir des projets démesurément ambitieux ou pour y faire de l'écologie..." Il faut trouver l'espace pour faire passer les crues, avec en plus "l'obligation légale et intellectuelle d'utiliser aussi ces mêmes surfaces pour les loisirs, la détente et pour la nature."
Avec la mise en consultation de Rhône 3, qui sera présentée mardi en conférence de presse, on va être véritablement dans le vif du sujet.
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article 3