L'opposition de la commune de Sierre: "purement préventive"
Par Geneviève Zuber, jeudi 5 juin 2008 à 09:13 :: General :: #154 :: rss
La mise à l'enquête publique de la mesure prioritaire de sécurisation du Rhône à Sierre-Chippis a suscité en tout une bonne vingtaine d'oppositions, dont celle de la commune de Sierre, brièvement évoquée dans le Nouvelliste d'hier. A première vue, cette opposition peut surprendre quand on sait que la commune a travaillé en concertation avec Rhône 3, dans le cadre de ma plaine notamment, pour trouver les profils d'aménagement des berges les mieux appropriés, permettant au potentiel urbain et loisirs de ce secteur de se développer.
Alors quid? Renseignements pris auprès de la Municipalité, "il s'agit d'un opposition purement préventive pour se prémunir sur des points ponctuels et de détail qui concernent les intérêts de la Ville. Il s'agit en quelque sorte d'un recueil de recommandations, doléances et requêtes sur des effets collatéraux liés à l'aménagement du Rhône. Mais bien sûr, nous ne remettons pas en cause le projet tel que mis à l'enquête, que nous soutenons".
L'autre commune concernée, Chippis, pas fait opposition, pour ne pas faire doublon en quelque sorte: "Nous savions que Sierre réagirait, explique le vice-président, Christian Zufferey. Nous sommes concernés par les mêmes problèmes collatéraux; il s'agit pas exemple de régler la question du déplacement du réseau des eaux usées qui va se poser avec les travaux; comment cela va-t-il se faire, qui va payer... Cela dit, nous soutenons nous aussi le projet tel que mis à l'enquête et sommes heureux que ces travaux de sécurisation d'un site industriel vital pour toute la région soient prochainement entrepris."
L'opposition des agriculteurs, également évoquée dans le Nouvelliste, est en revanche tout autre et fondamentale.
Alors quid? Renseignements pris auprès de la Municipalité, "il s'agit d'un opposition purement préventive pour se prémunir sur des points ponctuels et de détail qui concernent les intérêts de la Ville. Il s'agit en quelque sorte d'un recueil de recommandations, doléances et requêtes sur des effets collatéraux liés à l'aménagement du Rhône. Mais bien sûr, nous ne remettons pas en cause le projet tel que mis à l'enquête, que nous soutenons".
L'autre commune concernée, Chippis, pas fait opposition, pour ne pas faire doublon en quelque sorte: "Nous savions que Sierre réagirait, explique le vice-président, Christian Zufferey. Nous sommes concernés par les mêmes problèmes collatéraux; il s'agit pas exemple de régler la question du déplacement du réseau des eaux usées qui va se poser avec les travaux; comment cela va-t-il se faire, qui va payer... Cela dit, nous soutenons nous aussi le projet tel que mis à l'enquête et sommes heureux que ces travaux de sécurisation d'un site industriel vital pour toute la région soient prochainement entrepris."
L'opposition des agriculteurs, également évoquée dans le Nouvelliste, est en revanche tout autre et fondamentale.
D'autre part, elle était attendue, Albert Pitteloud, le représentant de l'agriculture au sein de la COREPIL, commission de pilotage du projet ma plaine, ayant annoncé une opposition de fond non pas au projet de sécuriser la plaine, mais à l'élargissement du fleuve: Il précise ceci: "L'Association de défense du sol agricole (ADSA) estime que l’approfondissement du lit du fleuve et l’exhaussement des dignes serait une alternative moins chère, plus rapide à réaliser et offrirait un gain de sécurité. Cela éviterait de sacrifier des terres agricoles, et le coût énergétique à la construction et à l’entretien serait quatre à cinq fois moins élevé. Et c’est important, car nous devons aujourd’hui à faire face à deux problèmes majeurs: les pénuries alimentaire et énergétique. Nous avons mandaté plusieurs bureaux d’ingénieurs civils et hydrauliques pour étudier des variantes d’élargissement et d’exhaussement afin d’évacuer la crue milléniale de tout le parcours du fleuve jusqu'à son exutoire naturel qu'est le Léman. Les études réalisées dans la région de Sierre indiquent qu’il serait suffisant de creuser le lit de 1,5 m . et de hausser les digues de 60 à 80 cm . Sierre est un cas d’école pour le reste du Valais d'ailleurs." Et le fait qu'il n'y a pas de terre agricole dans le secteur mis à l'enquête à Sierre-Chippis? "De toutes façons, il faudrait bien compenser ailleurs le terrain pris sur les surfaces d'habitation, en l'occurrence les villas d'Alcan à démolir. Et ce sera encore ça de moins pour les surfaces agricoles."


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Commentaires
1. Le mercredi 11 juin 2008 à 16:29, par Favre Bertrand
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