D'autre part, elle était attendue, Albert Pitteloud, le représentant de l'agriculture au sein de la COREPIL, commission de pilotage du projet ma plaine, ayant annoncé une opposition de fond non pas au projet de sécuriser la plaine, mais à l'élargissement du fleuve:  Il précise ceci: "L'Association de défense du sol agricole (ADSA) estime que l’approfondissement du lit du fleuve et l’exhaussement des dignes serait une alternative moins chère, plus rapide à réaliser et offrirait un gain de sécurité. Cela éviterait de sacrifier des terres agricoles, et le coût énergétique à la construction et à l’entretien serait quatre à cinq fois moins élevé. Et c’est important, car nous devons aujourd’hui à faire face à deux problèmes majeurs: les pénuries alimentaire et énergétique. Nous avons mandaté plusieurs bureaux d’ingénieurs civils et hydrauliques pour étudier des variantes d’élargissement et d’exhaussement afin d’évacuer la crue milléniale de tout le parcours du fleuve jusqu'à son exutoire naturel qu'est le Léman. Les études réalisées dans la région de Sierre indiquent qu’il serait suffisant de creuser le lit de 1,5 m. et de hausser les digues de 60 à 80 cm. Sierre est un cas d’école pour le reste du Valais d'ailleurs." Et le fait qu'il n'y a pas de terre agricole dans le secteur mis à l'enquête à Sierre-Chippis? "De toutes façons, il faudrait bien compenser ailleurs le terrain pris sur les surfaces d'habitation, en l'occurrence les villas d'Alcan à démolir. Et ce sera encore ça de moins pour les surfaces agricoles."