lundi 26 janvier 2009
Quand l'agriculture "expropriait" les cours d'eau...
Par Geneviève Zuber, lundi 26 janvier 2009 à 01:58 :: General
Merci une fois de plus à Denis Rey qui nous transmet un texte qui laisse songeur... Le texte en question est tiré d'un bouquin d'histoire suisse (dont manquent les premières et les dernières pages, ce qui ne permet pas d'identifier le livre) et son auteur est un certain Robert Yerly (qui n'a laissé aucune trace sur google). Ce texte s'intitule "De grandes entreprises en faveur de l'agriculture", et c'est là que ça devient intéressant, parce que ces grandes entreprises sont en fait les corrections des cours d'eau au 19e siècle. Que ce soit dans la plaine de la Linth, du Seeland où coulent l'Aar et la Thièle, dans les cantons de Berne, de Fribourg ou dans la plaine du Rhône, ces corrections, synonymes d'endiguements à l'époque, ont mis fin à la divagation des cours d'eau, ce qui a été tout bénéfice pour l'agriculture qui a ainsi pu gagner du terrain. Ces corrections ont donc eu l'effet inverse à celui attendu avec la 3e correction du Rhône qui prévoit, elle, un élargissement du lit pour assurer la sécurité de la plaine. Comme on sait, des terres, des terres agricoles notamment, doivent ainsi être prises à l'agriculture, d'où la montée aux barricades du secteur.
L'histoire, décidément, se ressemble, sans jamais vraiment se répéter. Et Denis Rey de se demander si "dans ces régions où, au 19e siècle, l'agriculture a "exproprié" du terrain aux rivières, est-ce qu'on tend à le leur restituer, comme actuellement en Valais? Ce qui au demeurant pourrait paraître étonnant..."


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