Les terres agricoles mitées par l’urbanisation

Cette étude porte plus précisément sur 600 hectares en rive gauche du Rhône situés sur les communes de Sierre, Chalais et Grône. L’étude en question établit tout d’abord un diagnostic. Il en ressort que les activités agricoles occupent environ 2/3 de la surface concernée, soit 400 hectares (ce qui représente 1200 parcelles). Un peu plus de la moitié des terres cultivées sont constituée sd’exploitations agricoles professionnelles et performantes.

Le reste, soit actuellement un tiers du sol pris en compte dans cette étude, est occupé par des constructions, des carrières, etc. Cette part ne cesse de progresser et les activités agricoles subissent de ce fait une forte pression. Avec le développement des constructions, plusieurs espaces agricoles se retrouvent enserrés entre les habitations, les zones industrielles et les zones de loisirs. Cette multiplication des activités à l’intérieur de la plaine est de nature à scinder le cœur agricole en petits secteurs, ce qui rend difficile le maintien d’une agriculture performante.

Prendre en main le problème maintenant

On l’a dit et redit sur dans ce site-blog, l’un des objectifs de ma plaine est de maintenir voire de développer un cœur agricole performant.  Avec la correction du Rhône, l’emprise du Rhône va passer de 9% à 15% dans le secteur analysé et il est clair que l’agriculture devra lui céder du terrain, mais le diagnostic très fouillé de cette étude le montre clairement, d’autres facteurs font pression sur l’agriculture. La 3e correction du Rhône propose des compensations pour l’agriculture, mais ce ne sera pas avant de nombreuses années, la correction étant prévue dans vingt à trente ans dans la région de Pramont.  Pour ma plaine,  il s’agit de considérer l’ensemble de la problématique,  de ne pas se focaliser sur le Rhône seulement, et d’envisager dès à présent des solutions globales avec les agriculteurs pour sauver le cœur agricole.  Des solutions de réorganisation du territoire qui n’auront pas à attendre la 3e correction du Rhône. Autrement dit, c'est dans le sens d'une organisation du territoire prenant en compte tous les paramètres, et pas seulement la correction du Rhône, qu'il serait judicieux de "creuser", pour trouver une solution équilibrée pour l'agriculture mais également pour les autres secteurs (urbanisation, habitat, industrie, tourisme et loisirs, environnement).

La COREPIL choisira le 9 avril 2009

En un mot, par cette étude, ma plaine accompagne activement la valorisation de l’agriculture. Lors d’une séance d’information organisée à leur attention, les agriculteurs ont relevé la bonne qualité du diagnostic présenté. L’étude en question propose trois scénarios sur la place de l’agriculture dans la plaine de demain. Les agriculteurs ont donné leur préavis quant à celui qui est le mieux à même de préserver leurs intérêts. La COREPIL se prononcera quant à elle le 9 avril. Nous pourrons alors présenter la solution choisie ainsi que publier l’étude dont il est question ici.

Notons aussi que lors de cette même séance, Rhône 3 présentera à la COREPIL son projet affiné de 3e correction du Rhône.